Cette histoire tragique nous laisse un goût amer. La victoire des armées alliées contre le nazisme aurait pu se passer de ces règlements de comptes animés plus par un esprit de vengeance que par un esprit de justice.Avec un procès bâclé ayant effacé les preuves en éliminant le principal témoin, nul ne pourra savoir le degré de son implication.

A-t-elle trahi sa patrie ?
Ou bien a-t-elle eu seulement de mauvaises fréquentations pour améliorer son train de vie ?
S'est-elle servie de ses relations pour sauver des vies ? Combien ?
Qu'elle est la part du bon et du mauvais dans son comportement ?
Dans son réquisitoire M. Servigne fait pencher la balance du côté du mal tout en refusant d'argumenter (Il indique que ses dépenses ne correspondaient pas à ses biens et que ses fautes sont supérieures à ses bienfaits, si bienfaits il y a eu.) et ce, malgré des témoins à charge plus que douteux, aucune précision n'est apportée quant aux accusations, seulement des témoignages indirects, "un tel a dit..."  Il a joué les effets de manches avec un auditoire surchauffé qui l'applaudissait à la fin de chaque phrase.
Ces fameux moyens qui lui permettaient un train de vie somptueux paraissent dérisoires, avec quelques coupes de cheveux gratuites de la part d'un coiffeur en remerciement "d'un piston" lui évitant une déportation aux S.T.O. en Allemagne, et un seul kilo de viande donné par un boucher. Où sont les preuves de malversations importantes dans ce procès ? Tout est subjectif et sans véritable preuve !
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